Un père condamné à 18 mois de prison pour fraude sur un test de paternité

Steven Dixon, un britannique de 38 ans a réussi à fausser le résultat de son test de paternité en fournissant l’échantillon d’ADN d’un de ses amis. Le 15 septembre 2020, le juge du tribunal de Chester en Angleterre l’a condamné à 18 mois de prison pour fraude sur test de paternité. Source: le site du ministère public CPS.

Il a demandé à un ami de fournir un échantillon d’ADN à sa place pour ne pas payer de pension alimentaire

Les deux enfants en question étaient nés de deux mères différentes. Elles avaient toutes deux contacté le service d’aide à l’enfance britannique « Child Maintenance Service » en octobre 2015 et février 2016. Elles demandaient la reconnaissance de la paternité de leur enfant et une pension alimentaire.

Les services du CMS ont donc demandé au père présumé de se soumettre à un test ADN. Le kit de test a été envoyé au centre médical Deerness Park à Sunderland.

Le père présumé, Steven Dixon a récupéré le kit de test et a demandé à un ami de lui fournir un prélèvement buccal d’ADN à sa place

Puis Steven Dixon a renvoyé le test avec un formulaire de consentement indiquant que le prélèvement avait été effectué par le Dr Jon Kisler, du centre chirurgical The Quays à Warrington, le 6 juillet 2018. Le formulaire avait été « signé » par le Dr Kisler.

Les tests de paternité réalisés avec l’échantillon de l’ami du père étaient tous deux négatifs.

test de paternité ADNLes services sociaux ont contacté les mères pour leur annoncer qu’étant donné que Steven Dixon n’était pas le père de leurs enfants, il n’était pas possible de lui demander un soutien financier.

Cependant les mères contestaient toutes deux le résultat du test de paternité. La comparaison de l’ADN des deux garçons a alors montré qu’ils étaient demi-frères, qu’ils partageaient le même père. Il n’en fallait pas plus pour que Le Child Maintenance Service ouvre une enquête.

L’enquête a révélé la fraude sur le test de paternité

L’enquête a montré que le Docteur Jon Kisler n’avait jamais effectué le prélèvement ADN de Steven Dixon. Interrogé à titre de témoin, le docteur a déclaré qu’il n’avait pas rempli le formulaire et que la signature n’était pas la sienne. De surcroît il n’avait de surcroît jamais travaillé dans ce centre chirurgical.

La police effectué une recherche de correspondances avec les profils ADN de la base de données nationale d’ADN de la police. Ils ont trouvé une correspondance avec l’ADN d’un homme appelé Kenny Jones.

Kenny Jones a été arrêté et a admis avoir donné son échantillon d’ADN à son ami. Mais il ignorait qu’il l’avait aidé à se soustraire à un test de paternité avec ses deux fils. Steven Dixon lui avait expliqué qu’il voulait envoyer un échantillon à son père alcoolique, pour lui prouver qu’il n’était pas son fils.

Condamnation à 18 mois de prison pour fraude sur ce test de paternité

condamnation fraude test paternitéDixon a été arrêté en Juillet 2019, il nie les faits et conteste le témoignage du docteur Kisler et du Responsable du cabinet médical. Il a été placé en détention et un échantillon d’ADN a été prélevé, il était bien le père biologique des deux garçons.

Le 15 septembre 2020, il a été condamné à 18 mois de prison par le Tribunal Royal de Chester après avoir plaidé coupable à trois chefs d’accusation de fraude.

Le procureur Maqsood Khan, de l’unité de lutte contre la fraude du CPS Mersey-Cheshire, a déclaré : “Steven Dixon est un menteur et un tricheur qui s’est donné beaucoup de mal pour nier la filiation de ses deux fils.

“L’enquête a montré qu’il était présent à la naissance des deux garçons et que sa signature figurait sur leurs certificats de naissance. En effet, il semble avoir joué un rôle dans leur vie pendant un certain temps.

“Mais cela a changé et il s’est maintenant tourné vers la criminalité pour se dédouaner de ses obligations envers ses enfants.

“Le Service du procureur de la Couronne espère que cette affaire montrera que ceux qui tentent de mentir et de frauder sur un test de paternité pour échapper à leurs responsabilités en subiront les conséquences.”

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