L’activité physique augmente la méthylation de l’ADN

activité physique méthylation de l'ADNDes chercheurs ont étudié l’effet d’une activité physique régulière sur la réduction des risques de cancer.  Les auteurs de l’étude ont ainsi établi un lien entre la pratique d’une activité physique au cours de différents âges de la vie et l’augmentation de la méthylation globale de l’ADN, qui diminue les risques de cancer.

Contexte de l’étude:

La méthylation de l’ADN est une modification chimique qui affecte l’expression d’un gène. Les anomalies de la méthylation de l’ADN sont généralement associées au développement anormal, aux maladies génétiques et au cancer.

Les profils de la méthylation globale de l’ADN sont héréditaires, mais peuvent varier dans le temps et en réponse à des expositions environnementales. Une faible méthylation de l’ADN, qui peut entraîner une plus grande instabilité génomique et chromosomique, a été associée à risque accru de développer un cancer. Les changements dans la méthylation de l’ADN pourraient être un des mécanismes par lesquels le style de vie et les facteurs environnementaux influencent le risque d’apparition d’une maladie.

Les auteurs de l’étude ont étudié le lien entre méthylation globale de l’ADN et la pratique d’une activité physique récréative et domestique auprès d’un échantillon de femmes dans le cadre de l’étude de cohorte prospective « The Sister Study » aux Etats-Unis d’Amérique. Les participantes étaient des femmes âgées entre 35 et 74 ans et avaient toutes des antécédents familiaux de cancer du sein.

Méthodologie :

La méthylation globale de l’ADN a été mesurée en utilisant de l’ADN converti au bisulfite et par pyroséquençage d’une séquence répétitive LINE (Long Interspersed Nuclear Element) prélevée dans le sang périphérique de 647 femmes blanches non-hispaniques. L’activité physique  (nombre d’heures en moyenne par semaine) a été évaluée rétrospectivement sur trois périodes passées : l’enfance (entre 5 et 12 ans), l’adolescence (entre 13 et 19 ans) et sur les 12 mois précédant l’étude.

Constatations :

Par comparaison avec les femmes ayant eu une activité physique en dessous de la médiane pour les 3 périodes étudiées, on a constaté une augmentation de la méthylation globale de l’ADN pour les femmes ayant eu une activité égale ou supérieure à la médiane pour une (β=0.20, 95% Intervalle de confiance (IC): -0.10, 0.49), deux (β=0.22, 95% IC: -0.08, 0.52) ou trois des périodes historiques (β=0.33, 95% IC: 0.01, 0.66).

Interprétation:

Le maintien de l’activité physique durant ces trois périodes historiques a été associé à l’augmentation de la méthylation globale de l’ADN, ce qui concorde avec l’effet précédemment établi de l’exercice physique sur la diminution du risque de cancer.

Sources

Etude publiée le 7 mars 2013 par : White AJ, Sandler DP, Bolick SC, Xu Z, Taylor JA, DeRoo LA. Department of Epidemiology, Gillings School of Global Public Health, University of North Carolina at Chapel Hill, NC 27599, United States.

Pour en savoir plus:

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