ADN, dis moi vite ce que contient mon assiette!

Enquêteur de la BNEVP
Enquêteur de la BNEVP, crédit: Le Point

Crise de confiance des consommateurs

Depuis le scandale de la viande de cheval que l’on avait fait passer pour de la viande de boeuf en 2013, le secteur agroalimentaire a connu une crise sans précédent. Qu’est ce qui a changé? Quels moyens ont été mis en oeuvre pour garantir que le produit acheté est conforme aux attentes de leurs clients? Les responsables des sociétés ayant falsifié les certificats et l’étiquetage des viandes de cheval ont été condamnés. Les moyens de contrôle de la brigade nationale d’enquêtes vétérinaires et phytosanitaires (BNEVP) ont été renforcés. L’union européenne a adopté un règlement d’exécution (UE) n°1337/2013 concernant l’étiquetage de l’origine des viandes. L’industrie agroalimentaire effectue des tests systématiques sur leurs produits et leurs fournisseurs, lisez notre article consacré aux nouveaux tests ADN alimentaires des particuliers.

Un nouveau test destiné aux professionnels de l’agroalimentaire

La nouveauté est l’annonce hier, 10 juin 2015, par un laboratoire français Eurofins Scientific d’une nouvelle méthode d’analyse du contenu de nos assiettes. La méthode est basée sur des puces d’ADN et permet d’élargir le spectre d’analyse du nouveau test ADN à 21 espèces animales simultanément. Les puces détectent l’ADN mitochondrial de certaines espèces, à partir de seuils minimes (0,1%) même dans les plats transformés de l’alimentation humaine, sur les aliments complexes et sur celle des animaux de compagnie ou du bétail.

test adn alimentaire

Le test a été développé pour les industriels de l’agroalimentaire, pour garantir que la composition du produit était non seulement conforme à la réglementation mais qu’elle correspondait parfaitement à l’étiquetage du produit (par exemple lasagnes à la viande de boeuf). Pour l’alimentation du bétail, il faut assurer l’absence d’espèces indésirables dans les produits (telles que la viande de ruminants dans la nourriture animale).

La technologie a été développée dans l’unité d’analyse biologique moléculaire du laboratoire principal à Nantes et a reçu les accréditations nécessaires en France (Cofrac). Grâce à l’addition de ce produit à leur gamme, le laboratoire annonce être maintenant capable d’effectuer un test ADN alimentaire à la fois qualitatif (la PCR permet de détecter l’ADN spécifique d’une espèce), ainsi que semi-quantitatif (pour déterminer les quantités de cette espèce contenues dans le produit).

 

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